Pourquoi le prix des demandes d’immatriculation risque-t-il d’exploser en 2024 ?

En 2024, plusieurs régions françaises prévoient une augmentation des tarifs des certificats d’immatriculation, communément appelés cartes grises. Cette mesure impacte directement les automobilistes envisageant un changement de véhicule dès le 1er janvier de l’année prochaine, et les augmentations varient considérablement d’une région à l’autre. Mais comment calculer cette hausse en amont ?

Comment se calcule le prix d’un certificat d’immatriculation ?

Pour comprendre cette hausse annoncée pour l’année 2024, il faut s’intéresser à la manière dont ce tarif est fixé. Tout d’abord, le nombre de chevaux fiscaux de votre véhicule, indiqué à la rubrique P6 sur la carte grise est importante. La taxe régionale, fixée par chaque région, est ensuite multipliée par ce nombre de chevaux fiscaux. À ce montant s’ajoute une taxe fixe de 11 euros. Le calcul ne s’arrête pas là, car d’autres éléments influent sur le coût final : le malus CO2 et le malus au poids sont également pris en considération. En parallèle, il convient de payer une redevance de 2,76 euros pour l’envoi du certificat d’immatriculation à domicile. Des variables telles que l’année de mise en circulation du véhicule, son type (moto, voiture, camionnette, camion), son énergie (essence, diesel, hybride, électrique, GPL, superéthanol E85), ainsi que son statut neuf ou d’occasion entrent en jeu dans le calcul du tarif final. Attention : chaque région a la latitude de fixer ses tarifs dans la limite de 60 euros, ce qui explique les variations significatives d’une région à l’autre. Pour éviter tout casse-tête administratif, n’hésitez pas à faire votre certificat d’immatriculation avec  Carte Grise Guichet.

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Les régions les plus touchées par cette prochaine augmentation

En Île-de-France, par exemple, la taxe régionale par cheval fiscal connaîtra une hausse significative, passant de 46,15 euros à 54,95 euros, soit une augmentation de 19 %. Cette tendance à la hausse n’est pas exclusive à la région francilienne, puisque d’autres régions ont également décidé d’ajuster leurs tarifs. Dans le Centre-Val de Loire, la hausse sera de 10 %, passant de 49,80 euros à 55 euros. Les Hauts-de-France enregistreront une augmentation de 5 %, passant de 34,50 euros à 36,20 euros, tandis que la Normandie connaîtra une hausse plus prononcée de 31 %, faisant passer la taxe de 35 euros à 46 euros. La région Normandie justifie cette hausse en soulignant que le tarif actuel était considéré comme historiquement bas en comparaison avec le tarif national. En 2024, le tarif moyen des certificats d’immatriculation atteindra 46,95 euros pour l’ensemble des régions métropolitaines françaises. Pour toute voiture importée, il faudra avoir le certificat de conformité. Il permet de certifier que votre voiture est conforme à la réglementation française et obtenir le carte grise.

Une recette vitale pour la santé financière des régions

Cette augmentation s’inscrit dans un contexte où les régions françaises sont confrontées à des défis budgétaires importants avec la crise actuelle. En effet, la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation représente la troisième source de revenus fiscaux pour les régions, positionnée après la TVA et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Avec des recettes de TVA en baisse et des dépenses de fonctionnement élevées, les régions sont confrontées à la nécessité d’augmenter ces tarifs pour maintenir leur équilibre budgétaire.

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Pour rappel : le certificat d’immatriculation est obligatoire pour circuler sur les routes françaises.

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