Etre heureux : de l'idéal à la réalisation concrète. Par Thierry Nadisic, Focus RH le 12/05/2010
Thierry Nadisic, professeur à l’EM Lyon, rédige une première tribune pour Focus RH cette semaine, sur le thème du bonheur. Pour poursuivre les réflexions avec l’auteur, vos pouvez le contacter à cette adresse : nadisic@em-lyon.com.
Pour Aristote, c’est le principe et la raison d’être de la vie. Depuis une dizaine d’années il fait l’objet d’une réflexion scientifique de la part des chercheurs en psychologie positive. A Harvard, le cours qui lui est consacré est celui qui a le plus de succès auprès des étudiants. Enfin, des enquêtes sans cesse plus nombreuses montrent qu’il est la source de la réussite dans les différents domaines de la vie plutôt que sa conséquence (par exemple il entraîne plus de performance et de bien être au travail). Oui, nous en avons intuitivement l’idée par ce que nous en avons tous fait l’expérience : c’est le… bonheur. Pour autant nous avons souvent l’impression qu’il est difficile à atteindre. Cette tribune vise à montrer, sur le fondement notamment des travaux de Seligman, le chef de file de la psychologie positive, que, même si nous n’en avons pas conscience, l’état de bonheur est à notre portée car il consiste à maîtriser trois aptitudes que l’on peut travailler.
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L’expérience d’émotions positives
Cette première approche consiste à démontrer que le bonheur et le bien être sont avant tout dus à notre attitude et à notre réceptivité personnelle. Les évènements heureux ou malheureux n'ont en effet qu'une courte répercussion sur notre attitude globale. Ainsi, des personnes sont plus enclins à la bonne humeur quand d'autres sont plus moroses ou tristes.
Thierry Nadisic propose ici de s'interroger sur le sens du bonheur. Quels sont, selon nous, les éléments qui nous permettraient d'être heureux ? S'il s'agit d'une réussite professionnelle ou d'un bien matériel, nous pouvons facilement être déçu ou au meilleur des cas, atteindre un bonheur temporaire.
"Le risque est en effet de transformer sa vie en une surenchère avide de réussites et donc jamais satisfaite. Le sens semble plutôt jaillir de la poursuite d’objectifs en lien avec l’évolution personnelle, les relations aux autres et la joie de participer comme une fin en soi."
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Une affaire de construction personnelle
Il apparait très clairement que le bonheur, au delà du "bagage génétique" est une question d'investissement personnel et d'efforts pour ne pas se laisser aller à la colère, aux ressentis ou à l'amertume. De même, dans le monde du travail, savoir complimenter ses collaborateurs et cultiver le positif demande un investissement qui peut devenir un véritable automatisme.
Il existe plusieurs méthodes pour "travailler" son bonheur et développer des automatismes au bien être comme la rédaction d'un journal de gratitude ou le suivi de ses activités en comparaison des actions qui ont du sens pour nous.
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