Suite à l'article "Performance et... bien-être au travail!" de Philippe Rodet, le 11/03/2011 sur Intelligence RH
Partant du postulat maintenant établi que l'augmentation du stress diminue la performance, Philippe Rodet, Médecin Urgentiste et consultant, nous propose une réflexion sur le Bien-être au travail comme levier de performance globale.
Il revient tout d'abord sur l'évolution du travail ces dernières années. D'un nombre de tâches simples et plutôt physiques nous sommes passés, à coup d'industrialisation, d'informatisation et de délocalisations, à des missions complexes, nécessitant la mobilisation de l'intelligence.
Nous pouvons donc aujourd'hui nous interroger sur les modes de management adaptés et les leviers de motivation à déployer. Comme dit le Docteur Rodet : "Les leviers de motivation doivent donc d'une part ne pas être générateurs de stress et d'autre part adaptés à des salariés qui ont de plus en plus besoin de créer, d'imaginer... en un mot de penser."
"Les leviers de motivation intrinsèques apparaissent donc comme les clés de la performance et du bien-être. Parmi ceux-ci, on pourrait citer l'autonomie, la maîtrise, la finalité, les encouragements, l'optimisme, le sentiment de justice, le pardon..."
Sur la base du modèle Karasek, il attire notre attention sur le fait que l'une des sources de stress au travail est l'absence de liberté d'action, en d'autres termes d'autonomie. Et les exemples de réussite en entreprises privilégiant ce facteur sont nombreux.
En résumé, en développant l'autonomie, on améliore les conditions de travail et donc d'ambiance de travail, de bien-être au travail mais surtout on diminue les sources de stress au travail : on améliore donc in fine la performance globale socio-économique!
"Avec une plus grande autonomie, on arrive donc bien à améliorer à la fois la performance et le bien-être."
Extrait :
Au milieu du XXème siècle, le niveau moyen de stress de la population des grands Etats modernes était très bas. Aussi, si le management était générateur de stress, les conséquences n'étaient pas dramatiques. Aujourd'hui, le niveau moyen de stress de la population est très élevé. Le management ne peut donc plus continuer à générer du stress, au risque d'avoir des conséquences néfastes tant sur le plan humain qu'en terme de performance.
Sur le plan humain, il n'y a pas de mois où une nouvelle étude ne vienne montrer l'impact négatif du stress sur l'émergence ou l'évolution de nouvelles maladies. En ce qui concerne la performance, il faut commencer par admettre que son moteur n'est plus le stress mais... le bien-être ! L'étude menée, il y a deux ans, par le Professeur Eric Gosselin est sans appel : dans 75 % des cas, quand le stress augmente, la performance diminue. (...)
Lire la suite sur Intelligence RH






















.jpg)




