Julien Tréfeu_contact ABB
Le 06/04/2011 à 14:05:30 |
Michèlle, qui voulait être « prof », est recrutée par une mutuelle d’assurances.
L’histoire de l’entreprise, ses valeurs d’humanisme et de solidarité, tout cela résonne en elle : elle se sent en phase avec cette idée originale de l’assurance.
Elle porte si bien les messages et se donne tant de moyens pour monter en compétence que sa hiérarchie l’encourage et n’est pas avare de signes de reconnaissance.
On lui fait confiance et elle a confiance en son entreprise et ceux qui la dirigent : elle s’y donne sans compter.
Même si Michèlle se demande à chaque fois si elle est réellement la plus légitime, on lui confie des responsabilités de plus en plus importantes. En 1993, elle pilote une structure « de référence » pour ses innovations en faveur des salariés et
Michèlle prend du plaisir à faire évoluer ses collaborateurs ; elle met en lien des services qui n’en avaient pas, développe une formation permettant aux juristes d’avoir une relation adaptée aux victimes d’accident, organise des conférences de personnes reconnues sur l’accompagnement du changement, les relations humaines et ne lésine pas sur les moments de convivialité.
Elle expérimente en groupes projets tout ce qui peut accompagner et faciliter les évolutions de culture et de métiers, et tout ce qui peut augmenter la qualité du service tout en préservant le bien-être des salariés.
Dès 1993, elle associe le CHSCT à des réflexions et actions visant à réduire le stress et y faire face.
Porteuse d’innovations, Michèlle voit bien les résistances que cela provoque, mais, sûre de ses bonnes intentions et de la confiance qui lui est faite, elle se bat, se bat, y compris à un moment très « chaud » avec les IRP qui finissent par la désigner comme le manager… à abattre !
La Direction est à ses côtés pour affronter les vagues sociales, du moins le croit-elle, jusqu’au jour où elle est convoquée à un entretien préalable pour s’entendre proposer … un changement de poste qui ressemble joliment à un placard doré.
C’est comme si elle chutait de la tour Eiffel !
Michèlle comprend que le soutien de ses dirigeants était devenu factice, le temps de conclure un deal à son détriment pour tenter de rétablir la paix sociale.
Elle constate que ses alliés se comptent désormais sur les doigts d’une seule main.
Epuisée, elle se sent trahie, a l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur, a des idées noires et connaît la solitude existentielle et la défiance en elle-même.
Cinq ans après
Réparation, thérapie, formations, puis, une nouvelle activité d’accompagnement professionnel rudement enrichie de ces expériences !
Un autre regard sur elle, son histoire, sur les autres, sur le travail.
Une expérience transformante : une identité retrouvée, un idéalisme REALISTE et une posture d’aide à la bonne distance.
Michèlle a appris « la confiance : oui, mais sans être dupe !»
Vous vous reconnaissez ?
Alors, dix questions de coach…
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A quoi ma confiance « naïve » m’est-elle utile ?
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Qu’est-ce que je veux éventuellement ne pas voir ?
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A quoi me sert mon engagement et à qui ?
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Comment pourrais-je y voir plus clair sur la question des valeurs, les miennes, celles de mon entreprise et opérer une différenciation?
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Qu’est-ce que ma confiance aveugle peut produire chez les collaborateurs ?
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Ce que je vis en ce moment ressemble-t-il à d’autres situations vécues ?
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Quels moyens je me donne pour revisiter régulièrement « mes confiances » et m’assurer de la solidité de mes alliances ?
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C’est quoi, ma juste place dans le système ?
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En quoi je sers le système ?
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En faisant confiance, est-ce que j’accepte le risque de la trahison ?
…et quelques lectures
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Michel Lacroix : « Avoir un idéal, est- ce bien raisonnable ? »
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René Girard : « Le bouc émissaire »
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Vincent De Gaulejac : « L’histoire en héritage »
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Michèlle SCHITTER
Coach professionnel
michelle.schitter@michelle-schitter-coaching.com
www.michelle-schitter-coaching.com
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