Risques psychosociaux, services et dialogue social
ASTREES, l'Association Travail, Emploi, Europe, Société nous propose ici un rapport sur les risques psychosociaux en lien avec le dialogue social dans les activités de services.
Le projet « Risques psychosociaux, services et dialogue social » a réuni autour d'ASTREES (Association Travail, Emploi, Europe, Société) quatre partenaires européens (le LENTIC en Belgique ; l'Institut de Sociologie de l'Académie des Sciences Hongroise en Hongrie ; l'IRES en Italie et le Working Lives Research Institute au Royaume-Uni).
L'objectif général assigné au projet était de favoriser les échanges, au niveau national d'abord et au niveau européen ensuite, entre les acteurs sociaux (partenaires sociaux à différents niveaux mais aussi médecins du travail et experts) sur les modalités au travers desquelles ce qu'il est convenu d'appeler le dialogue social peut contribuer à lutter contre les risques psychosociaux dans les activités de service, qu'elles soient publiques ou privées.
Les activité menées ont bénéficié dans chaque pays du soutien et de l'implication d'organisations professionnelles, notamment syndicales. Le projet a par ailleurs été cofinancé par la Direction Générale Emploi, affaires sociales et égalité des chances de la Commission Européenne
Le rapport est constitué de la synthèse européenne des résultats des séminaires et des rapports nationaux de chacun des partenaires .
Rapport coordonnée par Christophe Teissier, ASTREES avec les contributions de Frédéric Naedenoen (Lentic - HEC – Ecole de Gestion de l’Université de Liège, Belgique) ; Csaba Makó- Miklós Illéssy, Péter Csizmadia (Institute of Sociology - Hungarian Academy of Sciences, Hongrie) ; Daniele Di Nunzio, Salvo Leonardi (IRES, Italie); Leroi Henry (Working Lives Research Institute, Royaume-Uni).
Projet soutenu par la DG Emploi, Affaires Sociales et Egalité des chances de la Commission Européenne.
Extrait : Contexte et objectifs
Aujourd’hui, le stress au travail et d’autres phénomènes que certains pays rangent dans la notion large de risques psychosociaux (tels que la violence au travail et le harcèlement moral) constituent sans nul doute une préoccupation d’importance à la fois pour les institutions de l’Union Européenne et pour les partenaires sociaux européens. Les accords cadre européens relatifs au stress au travail (2004) d’une part, et à la violence et au harcèlement au travail (2007) d’autre part, ainsi que plusieurs initiatives initiées par les partenaires sociaux européens au niveau sectoriel en témoignent.
Si le phénomène apparait ainsi comme une priorité politique, il n’en demeure pas moins très complexe en ce qu’il recouvre des réalités très différentes et peut de ce fait être appréhendé sur la base d’orientations très distinctes. C’est sans doute cette complexité qui peut expliquer, de manière générale, que les partenaires sociaux européens rencontrent des difficultés dans la mise en oeuvre de leurs accords cadres, tant au niveau national que sectoriel.
Dans ce contexte, le projet “Risques psychosociaux, activités de service et dialogue social » visait à favoriser des réflexions collectives, tant au niveau national qu’européen, sur la ou les manières dont les partenaires sociaux pourraient mieux appréhender la problématique des risques psychosociaux dans les activités ou métiers de service. Sur cette base, le projet s’est attaché à mieux appréhender différents aspects de la problématique et notamment :
-
Les cadres institutionnels existants ainsi que les produits du dialogue social en la matière (au niveau européen et au niveau national dans cinq pays distincts)
-
Les voies susceptibles de garantir que les objectifs des partenaires sociaux européens puissent être davantage réalisés au niveau national. (...)
Le projet couvrait cinq pays distincts : la Belgique, la France, la Hongrie, l’Italie et le Royaume-Uni.
Chaque partenaire national a organisé deux ateliers nationaux dans le cadre du projet. Les principales questions discutées au sein des ateliers nationaux ont été les suivantes :
-
Comment les partenaires sociaux analysent-ils les risques psychosociaux et tentent-ils d’y faire face dans des contextes spécifiques (en termes de secteurs et de professions/métiers) ?
-
Quels enseignements généraux peut-on tirer d’expériences singulières (ancrées dans des situations de travail spécifiques) pour susciter de nouvelles initiatives des partenaires sociaux au niveau sectoriel, de l’entreprise et du lieu de travail ?
Ce type de questionnement a conduit à focaliser le projet sur l’analyse des stratégies des acteurs du dialogue social face aux risques psychosociaux plutôt que sur des comparaisons sectorielles. Dans cette mesure, chaque partenaire national du projet était libre du choix des secteurs/activités professionnelles susceptibles de faire l’objet de ses ateliers, en regard d’un certain nombre de critères liés aux objectifs du projet. (...)
Retrouver le rapport complet sur le site d'ASTREES
|