Suite à l'article "Stress au travail : les entreprises françaises doivent faire mieux" paru sur le site de la Tribune le 19/04/2011
A quelques jours de la remise du bilan de Xavier Bertrand sur les accords conclus dans les entreprises de plus de 1000 employés sur la prévention des risques psychosociaux, La Tribune revient sur ces notions de Bien-être et Qualité de Vie au Travail.
Jamais le phénomène des risques psychosociaux n'a été aussi présent dans les médias comme dans les ouvrages : Radio France qui appelle ses 13,5 millions d'auditeurs quotidiens à témoigner sur le thème « Quel travail voulons-nous ? » sur Espacepublic.radiofrance.fr ; un festival intitulé « Réinventons le travail à la campagne ! » organisé fin mai en Normandie ; un organisme de formation qui propose à des DRH de suivre une formation « Bien-être au travail et productivité des collaborateurs » dans un atelier d'artiste à Montmartre...
Bien que les questions du stress professionnel et des risques psychosociaux ne soient pas nouvelles, la crise financière, économique puis sociale leur a donné une nouvelle ampleur. Les cas de suicides chez France Télécom, Renault et plus récemment la Caisse d'Epargne ont accéléré le processus. Le précédent Ministre du Travail, Xavier Darcos, avait lancé un plan d'action pour inciter les entreprises de plus de 1000 salariés à trouver des accords sur les risques psychosociaux.
Aujourd'hui, le bilan de cette action reprise par Xavier Bertrand est très mitigé. Les entreprises consultées sur leur prévention des risques psychosociaux n'en sont pas encore au stade des solutions ni du plan de prévention. Le chemin est encore long mais il y a urgence !
EXTRAIT : Xavier Bertrand devait présenter ce mardi un bilan qualitatif des accords conclus sur les risques psychosociaux. « La Tribune » en a dévoilé ses conclusions en exclusivité.
Jamais la question du bien-être au travail n'a été aussi prégnante qu'aujourd'hui. Et pour cause. Les risques psychosociaux (RPS) générés par l'intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le degré d'autonomie, les rapports sociaux, la souffrance éthique et l'insécurité de la situation de travail (six facteurs recensés dans un récent rapport du sociologue Michel Gollac) grignotent peu à peu la qualité de vie des salariés qui expriment parfois une véritable souffrance au travail. Quand ils ne sont pas en burn-out (syndrome d'épuisement professionnel).
Le phénomène n'est pas nouveau. Mais, avec la crise et les restructurations, il a pris de l'ampleur. Et il aura fallu la vague de suicides chez France Télécom (après ceux du Technopôle de Renault à Guyancourt) pour que les projecteurs soient braqués sur ces risques. Et que les pouvoirs publics réagissent. Fin 2009, Xavier Darcos, alors ministre du Travail, lançait un plan d'action pour la prévention du stress au travail dans les entreprises de plus de 1.000 salariés. (...)
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