Les risques psychosociaux sont un enjeu qui engage la responsabilité sociale des entreprises, leur volonté d’être une entreprise durable et de mettre en place un management social qui assure le lien social.
La Loi (circulaire N° 6 DRT du 18 avril 2002 et loi de modernisation sociale du 17 Janvier 2002) commence à fixer les obligations de l’employeur sur les risques psychosociaux.
Le stress et la souffrance au travail ont une multitude de causes : démotivation, découragement, surcharge de travail, désintérêt, ingratitude et manque de reconnaissance, manipulation mentale, harcèlement moral ou harcèlement sexuel, fixation d’objectifs irréalisables et culpabilité, manque de moyens et réduction des effectifs, primes de performance et bonus inatteignables, plannings tendus, mise en concurrence, clients mécontents, situation d’incertitude, sentiment d’exploitation ou de surexploitation, dégradation des conditions de travail, l’isolement et la solitude, effet de bouc émissaire et délation, placardisation et sentiment d’être payé à ne rien faire, menace de licenciement et licenciement effectif, les restructurations, réorganisations et fusions-acquisitions, la pression d’actionnaires fantômes, … qui conduisent à des sentiments de peur au travail, de dureté, d’être des pions et d’être exploité comme du bétail, de régression, de décrédibilisation, d’individualisation et de perte de collectif, et peuvent provoquer chez les salariés des maladies (mal au dos, insomnies, déprime et dépression…) et une consommation importante d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, les laisser cassés, brisés et sans ressort, et dans le pire des cas peuvent les conduire au burn-out, au karochi ou au suicide sur le lieu de travail.
Un des aspect du problème est la méconnaissance des logiques nouvelles de l’entreprise, qui vient en partie d’un enseignement de l’économie et de la gestion des entreprises défaillant.
Il est parfaitement possible d’obtenir une bonne santé au travail par une bonne estime de soi, la gestion des priorités, par une bonne cohésion d’équipe, la compétence des managers, une communauté de destin entre les actionnaires et l’entreprise, l’harmonie sociale et le pilotage des relations humaines, le travail d’équipe, un leader charismatique… et d’obtenir ainsi l’investissement au travail et la réhabilitation de la valeur travail, des salariés volontaires, heureux au travail, sans aller jusqu’au bonheur au travail, et qui se sentent bien au travail malgré la mondialisation.
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